Quand les consultants se mettent à consulter
La foule qui a assisté à la première conférence du salon laisse augurer du succès de ces trois jours : Pour écouter Yves Pérez, le président de l’IDC, qui accompagne des cadres depuis quinze ans, la salle Maillot est bondée.
Le thème « Comment développer son activité de consultant ? » concerne autant les consuultant chevronnés que les consultants débutants qui souhaitent s’ouvrir à cette profession qui surfe sur le développement des activités de services et de leur externalisation par les entreprises. Dans la salle, les jeunes loups côtoient donc les cadres plus expérimentés.
Yves Pérez rappelle quelques vérités premières qui sont toujours bonnes à entendre, et ouvre des nouveaux horizons à son public : « Que savez vous de vos clients ? » demande-t-il. Une question qui semble simple mais entraîne une démarche relativement ardue … « Un consultant se doit d’avoir un esprit de commercial et de ne pas se retrancher seulement sur son expertise, au risque d’en être le seul persuadé!» insiste Yves Pérez. « se vendre au client, lui vendre ses services supposent d’instaurer une véritable relation, et de s’investir au maximum dans cette relation. Et Yves Pérez d’insister : « Le consultant ne doit pas être le réserviste de service ! », autrement dit il n’est pas là pour faire le travail d’un cadre absent, il doit montrer que son intervention est différente et que la valeur ajoutée que son client peut en attendre est unique…
Il en va de sa légitimité : « Ce n’est pass à vous de vous la décerner, ce sont vos clients qui vous la donnent », conclut notre conférencier. Aux applaudissements le message semble reçu 5 sur 5. Tout cela aurait tellement passionnée mon amie qui veut monter son cabinet conseil en communication … Il faudra que je pense à lui signaler que devant son succès, cette conférence est reprogrammé demain à 9 heures, et que vendredi à 14 heures 30 une autre conférence pourrait l’intéresser : « Comment devenir un consultant « unique » ? » … Tout un programme …
En direct du Salon des micro-entreprises, je vous dis à bientôt !










Serge Eberhardt le Directeur Général du Salon ne boude pas son plaisir en voyant affluer les premiers visiteurs vers les points d’accueil. Il est 8h30 et le hall du Palais des Congrès est déjà noir de monde. Il faut dire que l’événement est prometteur : « Un petit pas pour vous, un grand pas pour votre entreprise » annonce le guide visiteur, illustrant son propos par un entrepreneur partant décrocher la lune.
C’est ce que Joël Guillon, appelle « Identifier son excellence pour bâtir son offre. » Pour répondre à ce projet intriguant, ce consultant expérimenté a fondé une méthode imparable qui consiste à révéler l’excellence enfouie en chacun de nous… Ecoute, psychologie, démantèlement de nos croyances… Difficile de ne pas se retrouver dans chacun des exemples concrets dont il a ponctué son exposé. Selon lui, si les entrepreneurs persistent à se demander s’il existe un marché pour eux, leur véritable questionnement devrait être: « qu’ai-je de meilleur en moi qui puisse intéresser les autres ? ». Assisté par Anne Garnier, coach de managers, il y a répondu en expliquant dans une simplicité désarmante à quel point la prise de conscience de son domaine d’excellence peut-être capitale pour son entreprise. Nous serions tous « inconsciemment excellent dans un domaine précis » et cette compétence serait justement notre facteur différenciant de réussite. Et si souvent nous définissons intuitivement cette « excellence », il nous manque les mots pour la valoriser. Là aussi Joël Guillon apporte des solutions simples et efficaces, comme dans un trait d’humour celle « de faire payer très cher cette compétence » plutôt que de l’écraser sous le poids de la modestie… Dans la continuation de ces interrogations, l’auteur Alain Juvenon démontrera demain l’importance de bien se connaître pour entreprendre.
