9ème édition
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OCTOBRE 2007

Interview

Jessie Dardar, Grand chef à domicile

Cette interview est extraite de l'édition de novembre 2002 de Parcours, la newsletter du Salon des micro-entreprises.

GRAND CHEF A DOMICILE - Carte d'identité :

Activité : Grand chef à domicile
Implantation : Paris
Date de création : juillet 2000
Effectif : 2 permanents, 4 intermittents
Forme juridique : Entreprise Individuelle
Contact : Chefadomicile@aol.com
Site web : http://www.chefadomicile.fr

"Savoir-faire et faire savoir : comment bien développer un concept novateur ?"

Lorsqu’en juillet 2000, Jessie Dardar et sa compagne Maud Brochot relèvent le défi de l’entreprise, ils veulent avant tout vivre ensemble de leur passion pour la cuisine. Mais créer un restaurant avec leur niveau d’exigence réclame des investissements hors de portée. Alors, que faire ? Innover ! Si le grand public ne vient pas à la Grande Cuisine, c’est elle qui viendra à lui. “Votre Chef à Domicile” était né. Pour qu’une bonne idée devienne une grande idée, restait à savoir comment la faire connaître. Recettes d’une communication aux petits oignons.

Maud Brochot, comment trouve-t-on un concept aussi original que “Votre Chef à Domicile” ?
Nous n’avons pas trop philosophé sur la démocratisation de la Grande Cuisine. Nous voulions avant tout créer les conditions économiques pour exprimer un talent et une passion. C’est dans le feu de l’action que nous nous sommes rendu compte que notre idée était novatrice. Par exemple quand il nous a fallu créer une rubrique spéciale dans les pages jaunes ou les moteurs de recherche Internet.
 
Apparemment, Internet compte beaucoup dans le développement de votre activité ?
Le web est au cœur de notre projet. Pour s’en convaincre, il suffit de croiser trois données de base. Implantés en Ile-de-France, nous sommes dans la première région en taux d’abonnés Internet. Ensuite, notre clientèle de cadres aisés est la plus forte utilisatrice d’Internet. Enfin, comme nous sommes souvent en déplacement ou en clientèle, il nous fallait un outil pour enregistrer simplement les réservations.
 
Sur quels aspects du web avez-vous été particulièrement vigilants ?
Nous avons apporté beaucoup de soin aux référencements sur les moteurs de recherche. C’est la première condition pour créer du trafic. Ensuite nous avons organisé le contenu pour que le visiteur puisse consulter nos tarifs, nos prestations, voir nos spécialités ou nous demander des renseignements via un formulaire électronique. Comme nous n’avons pas de fonds de commerce, la présentation de notre activité en ligne fait office de vitrine. Les clients ne sont pas intimidés comme devant la façade d’une grande maison. Ils se renseignent volontiers et se rendent compte que la formule est à leur portée.
 
Quelles actions de communication avez-vous menées pour promouvoir votre activité ?
Toujours en ligne, nous avons envoyé un mail à tous nos contacts pour annoncer la création de notre activité et promouvoir notre site. Dans ce courrier, nous demandions à nos correspondants de nous parrainer en faisant suivre l’information à leurs propres relations. C’est l’équivalent virtuel du bon vieux bouche à oreille sur lequel fonctionne tout bon restaurateur.
 
Et la presse ? Avez-vous identifié les sources dans lesquelles vous pourriez être cités ou référencés ?
Ce qui est important, c’est de bien identifier les publics intéressés par notre service et les périodes propices pour les toucher. Ensuite on peut cibler les médias qui s’adressent à ce lectorat et les responsables des rubriques adéquates. Au lancement de notre activité, je me suis chargée de rédiger les communiqués de presse. Nous avons eu de bons échos dans le Journal du Dimanche, Fémina hebdo, etc. Une réussite à moindre coût qui a produit un effet boule de neige : par la suite d’autres articles de presse nous ont été consacrés et quelques guides nous ont référencés. Après, il faut savoir relancer l’intérêt par des événements. Nous avons par exemple proposé une formule spéciale pour la St Valentin. A court terme, ce n’était pas rentable, mais l’opération a eu de bonnes retombées, notamment dans le Figaro magazine. Il arrive encore que des clients nous téléphonent parce qu’ils ont gardé nos coordonnées suite à ces parutions.

Les conseils de Maud Brochot :

  • Lorsque vous avez à la fois un talent et le goût d’entreprendre, réflechissez sur les formes possibles que pourrait prendre votre activité.

  • Pour vous guider dans votre choix, ayez toujours à l’esprit cette question simple : “Comment me concentrer sur ce que j’aime faire dans un projet réalisable le plus vite possible à des conditions financières acceptables pour moi ?” Si vous y répondez pleinement, il y a forcément quelque chose d’original dans votre idée.

  • Pour vous faire connaître, faites-vous d’abord un portrait précis de votre client idéal : Où habite-t-il ? Comment consomme-t-il ? Quels sont les différents moyens de le contacter ? Comment obtenir ses coordonnées ?

  • Sur la liste des moyens imaginés, testez d’abord les plus économiques et calculez leur retour sur investissement.

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