du 09 au 11 octobre 2012 - PARIS - 14ème édition - 9h-18h - Palais des Congrès
Pole emploi Viadeo Companeo Infogreffe L'Entreprise Le Figaro NRJ Global
 
 

Interview

Catherine Dumouchel, créatrice de Cybèle Environnement

Cette interview est extraite de l'édition de novembre 2002 de Parcours, la newsletter du Salon des micro-entreprises.

  Carte d'identité


CitationSi vous avez une bonne idée, cherchez aussi des idées pour la financer. Citation fin
Catherine Dumouchel

Activité : Cybèle Environnement
Projet industriel de recyclage de bouteilles plastiques en matériaux de logistique et transport.

Implantation : Paris - Lens (Pas-de-Calais)

Date de création : 1998

Effectif : 2

Forme juridique : SAS

Contact : c.dumouchel@dyad.fr

 

Catherine Dumouchel ne s’en cache pas : elle n’est pas faite pour les grandes sociétés, surtout quand celles-ci font du franc-parler un handicap ! Depuis 4 ans, elle met tout en œuvre pour réaliser son grand projet : créer une usine de recyclage de bouteilles plastiques en matériaux de logistique et transport. Sa double formation scientifique et marketing, le soutien de ses proches et de son réseau de contacts l’aident à résoudre bien des problèmes, dont la recherche des financements n’est pas un des moindres. Portrait d’un inventeur entrepreneur qui dans la jungle des procédures fait feu de tous bois.

 

Faire construire une usine, cela paraît une entreprise titanesque pour un indépendant. Comment parvenez-vous à financer un projet d’une telle envergure ?
Vous savez que tout entrepreneur peut obtenir des aides financières si son projet est retenu. C’était le cas de Cybèle Environnement. Ma première subvention m’a été accordée par Eco Emballage pour un montant de 76 000 euros. Par la suite, l’ADEME avec le Conseil Régional du Pas-de-Calais, puis le Ministère de la Recherche m’ont également offert des aides financières.

Comment avez-vous réussi à obtenir ces subventions ?
J’ai découvert ces filières de financements de différentes manières. Eco Emballage est un organisme qui a pour vocation d’aider les projets liés au recyclage des emballages. C’était logique de leur soumettre mon idée. En ce qui concerne les autres organismes, je les ai découverts sur les conseils de mes proches ou des professionnels qui suivent mon projet (Chambre de Commerce, Pole de Développement). Cela ne coûte rien d’essayer, il faut savoir monter un dossier qui valorise l’idée et dont la présentation rassure sur l’aptitude du créateur à la mener à bien. Dans la foulée, j’ai aussi gagné le Grand Prix 2001 du Salon des micro entreprises : une dotation de 7 600 euros (50 000 francs).

Mais les subventions couvrent rarement la totalité du financement d’un projet.
En effet ! C’est tout au plus une aide pour couvrir les divers frais en phase de conception : les honoraires d’experts, les déplacements... Pour le reste, il faut investir sur ses fonds propres. À titre d’exemple, la protection de mon idée par le dépôt d’un brevet m’a déjà coûté 68 000 euros.

Avez-vous fait appel à d’autres sources de financements ?
En ce qui concerne le développement de mon projet à l’échelle industrielle, je compte énormément sur les capitaux risqueurs, dont j’espère tirer les fonds nécessaires à la réalisation de mon projet. Mais avant de pouvoir mener ce tour de table, je dois valider la phase de prototype et finaliser le dossier. J’attends de pouvoir tester mes palettes (réalisées à partir de bouteilles en plastique recyclées) avec des clients potentiels. Leurs avis favorables sur mon produit auront évidemment plus d’impact sur les investisseurs.

Et les banques ?
Ce sont en général les dernières à prêter de l’argent, donc je les verrai en dernier ! Si j’obtiens de bons résultats à l’issue des tours de tables avec les capitaux risqueurs, je serai en meilleure position pour les solliciter sur la base d’un dossier déjà financé en partie.

Les conseils de Catherine Dumouchel :


Parlez de votre projet à vos proches. Si votre idée est bonne, ils feront naturellement l’effort de se renseigner, de vous apporter des infos utiles et même un soutien financier.

En se renseignant, on trouve pas mal d’organismes qui peuvent contribuer au financement d’un projet. Menez cette recherche en tâche de fond, mais sans en faire une condition préalable : parfois les crédits accordés se débloquent tardivement. Il faut savoir dans les premiers temps ne compter que sur ses fonds propres.

Soyez extrêmement vigilants sur la protection de votre idée. Interdisez-vous d’en parler dans le détail à des tiers que vous ne connaissez pas, de remettre des dossiers écrits avant d’avoir déposé tous les brevets et les marques nécessaires.

Mettez vous en position de force par rapport à des investisseurs potentiels, en particulier en étant attentif aux liens juridiques qui unissent la personne qui crée à sa société.

Si votre idée est bonne, vous saurez probablement trouver des moyens. Vous aurez deux choix possibles :

  • Soit vous souhaitez garder la maîtrise capitalistique, votre développement sera sans doute plus lent

  • Soit vous choisissez le développement, mais vous perdrez la maîtrise capitalistique.


 


badge
> Demandez votre badge d'accès gratuit
badge


 





 
  DEMANDEZ VOTRE PASS GRATUIT  
 
  Recommandez le salon  
 
  Rejoignez-nous sur : 
Facebook Viadeo Linkedin Twitter