Comment s’est effectué le démarrage d’Une Tête Bien Faite ?
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J’ai toujours eu envie d’entreprendre. Après ma première expérience professionnelle de conseil en organisation, j’ai d’abord planché sur un projet de nettoyage automobile en franchise, mais je me suis heurté à un problème d’implantation. J’ai totalement changé mon fusil d’épaule et c’est en discutant avec un ami d’enfance qui était graphiste qu’est née l’idée de créer Une Tête Bien Faite. En fait le concept existait déjà et marchait bien à l’étranger. Il n’y avait encore rien en France. Une rapide étude de marché nous a démontré qu’il y avait un vrai potentiel. Il fallait être les premiers sur le créneau. Alors, j’ai foncé et 5 semaines plus tard nous recevions les premières commandes.
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5 semaines pour lancer une activité et réussir ! Quel est votre secret ?
J’ai utilisé à fond mon expérience et ma formation en organisation. Au démarrage la gestion du projet est aussi importante que l’idée. Le secret, c’est de savoir recenser tous les chantiers, en l’occurrence pour nous : le mix produits, la création de la société, la marque et sa communication, l’informatique, puisque nous sommes sur un modèle de vente en ligne, enfin la logistique. Il faut traiter toutes ces tâches en parallèle et non pas de façon séquentielle comme beaucoup d’entrepreneurs. Ensuite, il faut gérer les priorités, mais dans une perspective globale on prend plus vite et plus facilement les bonnes décisions. Et puis finalement, tout reposait sur moi, donc personne ne m’a retardé. Je n’avais pas à attendre d’aides puisque nous avons financé le démarrage de l'activité sur fonds propres, à savoir 7 500 €.
Comment faites-vous pour vous faire connaître ?
Je travaille beaucoup les relations presse. Au lancement par exemple, au moment des fêtes de fin d’année, nous avions exploité à fond le positionnement de l’idée cadeau originale. J’avais envoyé aux journalistes mon dossier de presse dans des boîtes de conserve de Campbell Soup, clin d’œil à Andy Warhol et au pop art que nous reprenons dans nos créations. Avec une solide relance, cela a très bien fonctionné : nous avons eu beaucoup de papier dans la presse féminine et même une télé. Et puis il y a toutes les actions de e-marketing qui dopent l’audience de notre site : achats de mots clés sur les principaux moteurs de recherche, partenariat avec des sites connus comme 1001 Listes. Nous tenons également un stand au Printemps dans la boutique cadeaux avec retouches de portraits sur place et depuis peu nous faisons aussi des animations au sein d’événements professionnels.
Quels résultats avez-vous sur votre activité de commerce en ligne ?
Aujourd’hui, nous avons un trafic moyen de 6000 visiteurs unique par mois. Et le taux de conversion en clients est d’environ 1 %, avec un panier moyen de 100 €.
Il semble y avoir un réel engouement pour votre concept, pensez-vous qu’il soit durable qu’il survive à l’effet de mode ?
Vous savez, l’art du portrait, c’est une valeur sûre et ça ne date pas d’hier ! Nous venons avec une nouvelle façon de l’appréhender et surtout de le démocratiser : le potentiel du marché est immense. À nous de relancer l’intérêt en innovant sans cesse avec de nouvelles propositions. Nous tenons le rythme : en 12 mois nous avons déjà lancé les portraits Pop et BD, les toiles peintes à la main d'après des peintures classiques, les Animations Pop pour les entreprises...
Quels sont vos projets de développement ?
Nous ressentons le besoin de ne pas rester uniquement sur Internet. Pour que la marque soit plus connue, nous devons ajouter un mode de commercialisation traditionnel. Nous discutons avec des réseaux qui auraient intérêt à intégrer notre offre, comme par exemple les laboratoires de photos. Nous étudions aussi la possibilité d’ouvrir des boutiques en propre, mais notre offre doit encore s’étoffer.
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