Comment avez-vous eu l’idée de One Diffusion ?
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Quand j’étais chef de produit, j’étais souvent confronté à des demandes de mes clients, qui cherchaient à personnaliser les équipements de leur club, y compris pour des petites quantités. Nous avions du mal à répondre et, petit à petit, l’idée a fait son chemin de positionner mon entreprise sur ce créneau.
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Comment faites-vous sans salarié pour à la fois créer, fabriquer et commercialiser dans un secteur aussi concurrentiel ?
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Je me suis constitué un solide réseau de partenaires. D’abord une force commerciale bien implantée et spécialisée dans le domaine sportif. C’est un milieu où le relationnel joue énormément. Clients ou fournisseur, nous sommes entre passionnés, il faut savoir partager les mêmes d’enthousiasme : après un super match, on peut faire de super ventes ! En ce qui concerne la fabrication, j’ai pris mon bâton de pèlerin et j’ai trouvé des ateliers textiles excellents et très fiables en Tunisie et même au Pakistan où se trouvent des spécialistes des ballons et des kimonos. Dans les salons comme l’ISPO à Munich, j’ai rencontré au même endroit de nombreux fabricants et prestataires du monde entier.
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Quelle est votre spécificité par rapport aux grandes marques ?
Notre particularité est de pouvoir vraiment coller à la demande en personnalisant beaucoup plus les articles et travailler en flux tendu et à la commande sur des petites quantités. C’est une souplesse qui est hors de portée de mes concurrents. Concrètement, si un club de foot a besoin de seulement 10 maillots originaux avec son écusson pour de nouveaux licenciés, il les aura en 5 semaines environ. Mes clients sont ravis car avec leurs autres fournisseurs, ils ont de gros problèmes de réassortiment, c’est d’ailleurs souvent pour cela qu’ils font d’abord appel à One Diffusion.
Diriger seul votre entreprise, ce n’est pas un peu dur parfois ?
Si, surtout que la France n’est pas le paradis des entrepreneurs. On parle beaucoup d’aides à la création, mais on ne les voit pas venir. Concrètement, depuis 2 ans et demi, je réinvestis ce que je gagne dans l’entreprise et je me paye au lance-pierres. Heureusement que ma femme travaille et qu’elle me soutient. Et puis ici la nouveauté fait peur. Il faut redoubler de patience et de persuasion pour arriver à un résultat. Aux US, quand vous avez quelque chose d’innovant à proposer, vous êtes d’emblée bien accueilli. Cela dit, pour rester positif, je suis ravi d’avoir intégré Club Up’, un club de jeunes entrepreneurs organisé par la CCI de ma région. Ces rencontres sont extrêmement enrichissantes. Nous partageons les mêmes problèmes et ensemble, aidés par des experts, nous trouvons les solutions. Une forme de coaching vraiment indispensable. J’ai pu par exemple mettre en place le bon dispositif pour éviter les problèmes d’impayés qui menaçaient mon activité.
Quels développements envisagez-vous aujourd’hui ?
Il faut à présent que One Diffusion franchisse un nouveau cap. Pour recruter ma force de vente, je dois décrocher des contrats plus importants et récurrents. Pour cela je dois gagner la clientèle des grands clubs qui présentent des équipes en première division, ce qui ne peut se faire qu’en les sponsorisant. En investissant plusieurs centaines de milliers d’euros, j’assure non seulement une forte visibilité de mes produits, mais je contracte sur de gros volumes et sur plusieurs années. Là encore les CCI m’ont aidé à monter mon dossier de financement.
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