Salon des micro-entreprises
 
TOUTES LES SOLUTIONS POUR CRÉER, GÉRER ET DÉVELOPPER VOTRE ENTREPRISE


Sous le haut patronage du Président de l'Assemblée nationale, M. Bernard Accoyer
En partenariat avec
M6 APCE Visa Business RTL  
 
 

Interview

Nicole Rosa Présidente de la compagnie des femmes

Cette interview est extraite de l'édition d'avril 2003 de Parcours, la newsletter du Salon des micro-entreprises.

  Carte d'identité


CitationLa voie du succès en passant par les réseaux.Citation fin
 

Activité : Compagnie d'assurance pour les femmes

Implantation : Paris

Date de création : septembre 1996

Effectif : aucun salarié

Forme juridique : SARL

Site web : www.comdesfemmes.com

 

Nicole Rosa a toujours été une pionnière. Pionnière à 27 ans de la création d'entreprise jusqu'alors  chasse gardée des hommes, pionnière dans les métiers de l'assurance où les femmes ne pouvaient occuper que des emplois subalternes, pionnière enfin lorsqu'elle décide en 1996 de mettre son expertise au service de l'égalité des chances  pour créer la Compagnie des femmes, l'assurance au féminin. Flash-back sur un parcours militant qui associe performance économique et défense d'une juste cause.

 

Comme dit l'humoriste, les femmes sont des hommes comme tout le monde, alors pourquoi auraient-elles besoin d'une compagnie d'assurance spécialisée ?
Tout simplement parce que l'assurance a toujours été un métier pratiqué par des hommes pour les besoins d'autres hommes, et selon un schéma social conservateur qui veut que, dans un foyer, les décisions d'argent soient dévolues aux hommes. Or, la société évolue et les femmes sont confrontées à des problèmes particuliers. Leur vie professionnelle, écourtée par les grossesses et le temps accordé à l'éducation des enfants accentue encore la question de leurs retraites. De même les changements de situation familiale, en particulier les divorces doivent faire l'objet d'assurances particulières.

Comment fonctionne la Compagnie des femmes ?
En partenariat avec de grands noms de l'assurance, nous proposons une large gamme de produits et de services distribués par un réseau de plus de 50 conseillères indépendantes mandataires exclusives de la compagnie.

Ces conseillères comment les avez-vous recrutées ?
J'ai multiplié les interventions et les conférences au sein de différentes associations ou clubs réunissant les femmes chefs d'entreprises, les anciennes de grandes écoles, les secrétaires de direction. Les contacts avec la presse ont eu également de bonnes retombées si bien que la notoriété de la compagnie s'est peu à peu installée. Nous recevons des centaines de candidatures spontanées. Informées sur nos activités, de nombreuses femmes y ont vu une opportunité idéale pour reprendre une activité professionnelle, à leur rythme et dans un cadre attractif et enrichissant.

Concrètement, comment vos conseillères exercent-elles leur activité ?
Elles prospectent en général un cercle de relations personnelles qu'elles développent au cours de réunion de groupe à domicile. Elles perçoivent des royalties sur leurs ventes. À la différence des autres systèmes de vente en réseau de type Tuperware, elles n'ont pas à effectuer de mise de fond, ni à acheter de stock. Par ailleurs, toutes nos conseillères bénéficient d'une formation poussée à la vente de produits d'assurance.  Au terme de cette formation, elles reçoivent une carte professionnelle qui leur permet de pratiquer un vrai métier de courtage chez nous ou pour d'autres compagnies.

Pensez-vous qu'il soit plus difficile encore aujourd'hui à des femmes de créer leur entreprise ?
Oui, je le crois. On voit bien que la société française est en retard en ce qui concerne la féminisation de son personnel politique comme des postes de pouvoir dans l'entreprise. Il en va de même pour la création d'entreprise. Disons que pour entreprendre comme pour occuper des postes de responsabilités, les femmes doivent à qualité égale, développer beaucoup plus d'efforts et apporter beaucoup plus de preuves de leurs capacités. C'est flagrant lors la recherche des financements : si le mari n'est pas partie-prenante ou même simple caution dans le projet, il est rare que les banques souscrivent à demande de crédit. La femme entrepreneur suscite encore la méfiance. Cela dit la situation s'améliore. Je me souviens qu'à mes débuts, j'étais une véritable extra-terrestre. Impossible d'inviter un client au restaurant, sans me faire accompagner par un collaborateur pour payer l'addition !…

Les conseils de Nicole Rosa :


Après une longue période d'interruption professionnelle, il est parfois plus facile de trouver des clients qu'un employeur. Renseignez-vous sur les formations à la création d'entreprise auprès des Chambres de Métiers ou de l'APCE.

Cherchez à intégrer des associations  et des cercles professionnels qui vous orienteront et vous soutiendront dans vos démarches.

Avant de créer votre activité, assurez-vous du soutien de vos proches et de votre famille. Ce conseil vaut particulièrement pour les femmes car leur implication dans la gestion du foyer est en général plus importante que celle de leur conjoint. Pour se dégager du temps, elles devront convaincre ce dernier d'être plus présent et plus contributif.

 


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