Salon des micro-entreprises
 
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Sous le haut patronage du Président de l'Assemblée nationale, M. Bernard Accoyer
En partenariat avec
M6 APCE Visa Business RTL  
 
 

Interview

Véronique Baillet, Directrice associée de Culture point Com

Cette interview est extraite de l'édition de novembre 2002 de Parcours, la newsletter du Salon des micro-entreprises.

  Carte d'identité


CitationComment vous constituer une palette de compétences sans alourdir vos charges fixes ?Citation fin
Véronique Baillet

Activité : Conseil en communication

Implantation : Paris 14ème

Date de création : 2000

Effectif : 2

Forme juridique : SARL

Contact : culturepointcom@wanadoo.fr


 

C’est en testant les possibilités d’un mode de développement fait de compétences externes à la structure, que Véronique Baillet, alors consultante dans une grande agence de Design, prend conscience du potentiel que représente le travail en réseau. Lors d’un séminaire pour des cadres en réflexion sur la réorientation de leur carrière, elle rencontre Jean-Yves Sarrat, aujourd’hui devenu son associé. C’est alors le point de départ de Culture point Com, une agence de communication hors normes qui fédère un réseau d’indépendants.

 

Véronique Baillet, avant de créer votre propre structure, vous travailliez pour une grosse agence de Design. Pourquoi l’avoir quittée ?
Nous n’avions pas la même vision du métier et de son évolution. Dans les grosses structures, il est plus difficile de vraiment conseiller et accompagner les clients. Il s’agit d’abord de rentabiliser les ressources et les moyens de communication disponibles en interne. Le risque est que les réponses soient parfois toutes “prêtes” et pas suffisamment sur mesure. Je souhaitais aller au-delà. Être plus libre, plus à l’écoute des clients. Pour cela, il m’est apparu évident que l’outil, les structures, les équipes ne devaient pas se construire en amont du problème posé, mais au contraire en être la résultante. D’où notre pratique d’une organistion en réseaux.

Sur combien de professionnels s’appuie votre réseau ?
Une vingtaine de sociétés et d’indépendants. Nous privilégions toujours des partenaires avec qui nous avons déjà travaillé. C’est un formidable avantage de pouvoir choisir des professionnels qui partagent votre vision des choses et avec qui l’on aime travailler.

J’imagine que ce mode de fonctionnement est une véritable force pour votre activité…
Oui tout à fait ! Culture point Com n’a pas de force de production à alimenter. Une fois la phase de conseil terminée, nous passons ensuite à ce que j’appelle la “mise en œuvre des moyens de communication”. Nous constituons une équipe avec notre réseau pour mettre le projet sur pied : une campagne de communication, une exposition itinérante, une identité visuelle, la conception d’outils pédagogiques, etc. C’est un large panel d’expressions rendu possible grâce à la diversité des compétences du réseau.

Justement, quelle est votre palette de compétences ?
Nous travaillons avec des graphistes, des concepteurs rédacteurs, des scénographes, des photographes, des illustrateurs, des designers. Pour chaque question posée, nous disposons forcément des compétences adéquates. Je ne choisirai pas par exemple le même graphiste pour une identité institutionnelle ou une plaquette commerciale.

Comment fidélisez-vous vos partenaires ?
C’est une question de temps. Il n’a pas toujours été facile de bien leur faire comprendre notre projet. Nous avons beaucoup insisté sur le fait que notre organisation était un système d’intérêts partagés. Par exemple, imaginez un graphiste qui accepte un brief un peu confus de la part de son client : il va perdre un temps précieux à réaliser ses maquettes pour satisfaire son client qui n’a certainement pas lui-même une idée claire de ce qu’il veut. En revanche, il gagnera du temps s’il conseille à ce client de faire appel à nous en amont pour analyser précisément ses besoins.

Quelles relations entretenez-vous avec les membres de votre réseau ?Il y a beaucoup d’entraide et nos relations ne se limitent pas strictement aux missions engagées. On se contacte fréquemment pour échanger des conseils, harmoniser nos procédures de travail et nos outils. Par exemple, sur le plan informatique, nous avons tous décidé de nous équiper du logiciel Adobe Acrobat qui nous permet de visualiser les maquettes de création directement sur nos ordinateurs et de les transmettre par e-mail. Ce sont ces petits “plus” qui créent les conditions favorables d’une fidélisation de nos partenaires.

Votre mode d’organisation vous satisfait pleinement, mais n’envisagez-vous pas de recruter un salarié ?
La force de notre structure, c’est sa légèreté : nous ne sommes que deux. Si nous devions nous étoffer, ce serait pour recruter une assistante. Cela nous permettrait de nous concentrer à 100 % sur notre métier de conseil et démultiplier notre force de travail. Nous pourrions par exemple déléguer un certain nombre de tâches administratives. Mais pour concrétiser nos recommandations, rien ni personne ne peut remplacer la qualité et la variété de nos partenaires extérieurs.

Les conseils de Véronique Baillet :


Avant de recruter un collaborateur, demandez-vous si sa fonction ne peut pas être remplie par un indépendant ou une société qui vous rendra les mêmes services.

Renseignez-vous sur toutes les ressources en matière de société d’intérim, d’associations ou de réseaux de travailleurs indépendants.

Recrutez vos partenaires avec le même soin qu’un collaborateur. Ayez plusieurs contacts avant de leur confier une mission.

Expliquez bien votre projet, votre organisation. Intéressez-vous à celle de votre partenaire. Comprenez comment il est installé, quelles sont ses ressources, ses problèmes éventuels…

Évitez d’être trop directif, de formaliser les choses trop vite. Il faut laisser la relation s’installer pour voir ce que chacun peut apporter et comment évoluer ensemble au fil des missions.

Soyez extrêmement rigoureux et précis sur la mission confiée et ce que vous attendez exactement de votre partenaire. Faites-lui reformuler votre demande pour qu’il n’y ait pas d’erreur d’interprétation.

Payez à l’heure dite.

En dehors des missions, cherchez des occasions de multiplier les contacts avec vos partenaires, d’échanger idées et conseils pour améliorer vos process de travail, votre organisation.

Étudiez dans quelles mesures vous avez intérêt à mutualiser certains coûts ou ressources (locaux, matériels).

 


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