Comment l'aventure FRH a-t-elle débuté ?
C’est en discutant avec notre voisin de mon projet professionnel que j’ai appris qu’il exerçait lui-même en libéral. Il m’a fait rencontrer ses partenaires à l’occasion de leur dîner annuel. Quelques mois plus tard, ils me confiaient la présidence de l’Association.
Quelles sont les principales motivations qui animent les membres de FRH ?
Les consultants indépendants cherchent à rompre leur isolement, à créer une convivialité professionnelle qui les stimule et les rassure. D'autre part, ils trouvent un intérêt économique évident à partager les mêmes locaux, à mutualiser leurs charges. C'est aussi un bon facteur d'image vis-à-vis des clients de pouvoir les recevoir hors de chez soi. Enfin, il y a bien sûr des synergies de métiers à exploiter commercialement pour offrir une gamme complète de services.
Entre vous, comment s'effectuent les apports d'affaires ?
Nous nous présentons des clients. Les mises en contacts se font de gré à gré. Nous n’avons pas formalisé ces aspects. Ce n’est sans doute pas un conseil très prudent, mais notre contrat est d’abord moral et basé sur des relations de confiance et un partenariat amical. Tous les membres de FRH comprennent que la confiance est notre premier capital et que l’entamer, c’est saper le réseau lui-même et ce n’est dans l’intérêt de personne. Il n’y a jamais eu d’accroc entre nous ou de problèmes d’impayés.
Jusqu'à quel point formalisezvous vos relations ?
Nous organisons une réunion générale chaque trimestre et un grand dîner de fin d’année. L’essentiel de nos relations est informel et se fait par mail, téléphone et " rencontres café " au grand bar que nous avons aménagé dans les locaux que nous partageons. Un temps, j’ai voulu structurer davantage nos relations, mais cela n’a jamais vraiment fonctionné. Cela ne répondait pas à une demande. Nous préférons tous cette souplesse qui correspond mieux à notre indépendance et à notre façon de travailler ensemble.
Vous développez aujourd'hui une deuxième activité de coaching vers une clientèle de particuliers, quel en est l'impact sur votre vie en réseau ?
J'ai toujours beaucoup de contacts et d'activité au sein de FRH. En revanche, j'ai préféré quitter la présidence pour pouvoir développer un second réseau correspondant à ma nouvelle activité. Ce dernier se compose aussi bien de particuliers que de prescripteurs dans les milieux éducatifs ou de la santé. Ce que j'apprécie dans l'activité en réseau, c'est qu'elle reste souple, évolutive et nous laisse toute latitude de progresser librement dans une communauté qui constitue au fond un bon reflet de soi.
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